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    Le Pionus Maximilien, ou Pione de Maximilien (Pionus maximiliani)

    Le Pionus Maximilien , ou Pione de Maximilien (Pionus maximiliani)Le Pionus Maximilien , ou Pione de Maximilien (Pionus maximiliani), est présent en Amérique du Sud, du Nord du Brésil à la Bolivie, mais aussi au Paraguay et en Argentine. A l’état sauvage, il évolue en couple ou au sein de petites colonies d’une cinquantaine d’individus dans les forêts de basse altitude et les zones boisées, se nourrissant dans la canopée.

    Il doit son nom au Prince allemand, collectionneur et naturaliste Maximilian Alexander Philipp zu Wied-Neuweid, venu collecter des espèces au Brésil entre 1815 et 1817.

    Il en existe quatre sous-espèces :

    • Pionus maximiliani maximiliani (l’espèce de référence)
    • Pionus maximiliani melanoblepharus
    • Pionus maximiliani siy
    • Pionus maximiliani lacerus.

    Le Pionus Maximilien , ou Pione de Maximilien (Pionus maximiliani)Avec ses 29 à 30 cm environ pour 210 g, c’est un oiseau de petite à moyenne taille suivant les sujets et le plus grand de tous les Pionus. Sa coloration à première vue très sombre prend toute sa dimension à la lumière du soleil, révélant de subtiles nuances. Les plumes de sa tête sont ourlées de gris, ce qui leur confère l’aspect de petites écailles. Son corps est vert pâle sur le dessus et se décline vers le bronze au-dessous, avec de nombreuses plumes teintées de différentes tonalités de brun vert olive, bleu et gris sur le dos et les ailes. La peau de contour de ses yeux bruns est blanche tandis que son bec est gris anthracite avec une zone de couleur corne là où les mandibules se rejoignent. Le dimorphisme sexuel étant inexistant chez lui, un test ADN est nécessaire pour discerner les mâles des femelles. S’il peut atteindre voire dépasser quarante ans, force est de constater que de nombreux sujets maintenus en captivité, victimes d’accidents domestiques, n’excèdent pas dix ans.

    Une cage spacieuse d’1,50 m X 80 X 60 est le minimum requis pour l’accueillir, une aire de jeux lui permettant en complément de s’occuper activement hors de sa cage. Idéalement, il devrait bénéficier d’assez de place pour voler d’un perchoir à l’autre. Méfiez-vous toutefois de ses talents de crocheteur de serrure, car il apprend volontiers à ouvrir les locquets de sa cage. Il nécessite plusieurs heures de sortie hors de cette dernière chaque jour, ce qui implique une grande disponibilité de la part de son maître. Des jouets à manipuler ou à étudier (comprenez réduire en allumettes) sont à prévoir en quantité suffisante pour renouveler son intérêt par des rotations régulières, mais ce n’est pas un gros destructeur de façon générale. Un mélange de graines pour petit perroquet ou des extrudés composent la base de son régime alimentaire, avec un apport quotidien de fruits et légumes frais variés. Certains aliments sont toxiques pour lui, soyez prudents.

    Le Pionus Maximilien , ou Pione de Maximilien (Pionus maximiliani)La reproduction nécessite la formation d’un couple mature, la mise en place d’un nid-boîte et une volière spécifique. La femelle pond trois à cinq oeufs puis les couve durant environ 26 jours. Epinards et autres légumes verts doivent alors figurer à son menu régulièrement, ainsi que des vers de farine. Le maïs frais est alors particulièrement apprécié aussi, surtout en épi. Les petits sont sevrés entre 2,5 et 3 mois. Les juvéniles sont ensuite reconnaissables à leur aspect plus sombre et la présence moins marquée de bleu violacé sur la gorge.

    C’est un perroquet sympathique, curieux et intelligent qui fait le régal de sa famille humaine. Il constitue un très bon choix comme premier oiseau, car il sait rester relativement calme. Il peut cependant se montrer exclusif avec son détenteur, voire jaloux au point de tenter de repousser ceux qui s’interposent entre son maître adoré et lui. Cela se produit surtout chez le mâle. Il ne manque pas d’assurance et expérimente volontiers les mêmes jouets que les perroquets les plus grands. Il est équilibré, ce qui ne l’empêche pas d’avoir du caractère. Il a une excellent mémoire, aussi n’oublie-t-il jamais ce qu’il apprend, qu’il s’agisse d’éducation ou de jeux. Ce n’est pas un oiseau mordeur par nature. Avec du temps et de la patience, il peut également apprendre quelques mots. La proximité de voisins ne pose pas de problème particulier, car le volume sonore de ses cris est acceptable. A titre de comparaison, il est moins bruyant qu’une Conure ou une Amazone.

    Cette espèce est robuste, mais c’est aussi la plus sensible à l’aspergillose, aussi faut-il attacher une attention particulière à l’entretien de sa cage et retirer les cacahuètes de sa ration alimentaire, surtout celles enveloppées de leur coque, ces arachides véhiculant le germe en cause. La pione de Maximilien est en Annexe II de la CITES depuis 1981, car bien qu’elle demeure encore commune à l’état sauvage, il semble que sa population connaisse un léger déclin. Sa détention ne nécessite aucune autorisation.

    Le Pionus Maximilien , ou Pione de Maximilien (Pionus maximiliani)

    Sources :

    http://www.arthurgrosset.com/

    http://animal-world.com/

    http://beautyofbirds.com/

    http://www.birdlife.org/

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