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Santé : la maladie de Pacheco chez le perroquet (causes, symptômes, prévention, traitement)

Santé : la maladie de Pacheco chez le perroquet (causes, symptômes, prévention, traitement)La maladie de Pacheco est une affection que nous devrions redouter à un degré bien plus élevé encore que la PBFD. Son nom même est synonyme d’infection sévère et de mort. Les perroquets y sont très sensibles. Ils sont contaminés par le biais de l’herpès-virus, qui a la fâcheuse faculté de se développer très rapidement.

Les animaux sont contaminés lorsqu’ils entrent en contact avec les aliments, poussières de plume, fientes, sécrétions nasales et même l’eau des sujets atteints. Le stress est parfois un facteur aggravant lorsqu’il est intense.

Cette maladie affecte des organes vitaux tels que la rate, le foie et les reins. Les symptômes observables sont :

  • apathie
  • manque d’appétit (bien que certains mangent normalement jusqu’à leur décès)
  • écoulement nasal
  • yeux rougis
  • diarrhée
  • frémissements
  • plumage ébouriffé
  • gonflement
  • fientes vertes, sans rapport direct avec les aliments ingérés.

Santé : la maladie de Pacheco chez le perroquet (causes, symptômes, prévention, traitement)Les signes cliniques se manifestent dans les trois à sept jours après la contamination. Mais lorsqu’un psittacidé est infecté, il meurt en quelques jours, parfois même sans afficher le moindre symptôme, ce qui peut faire passer le virus inaperçu. Car il peut guérir de l’infection proprement dite, tandis que les organes touchés sont incapables de recouvrer leur état d’origine. Les dégâts subis par ces derniers sont irréversibles.

Ce virus pouvant survivre très longtemps hors de son hôte, l’hygiène est primordiale. Plus l’intervention d’un vétérinaire aviaire est réclamée tôt, meilleures sont les chances de survie. En effet, le traitement actuel n’est pas sans effets secondaires sur les reins et a une action plus probante au début de l’infection. Il consiste en deux injections réalisées à quatre semaines d’intervalle. Le stress est à prendre en compte également, d’autant plus que chez une perroquet en rémission, il peut faire réapparaître les symptômes. Outre les précautions sanitaires, les sujets atteints doivent donc impérativement être placés en quarantaine durant un ou deux mois, pour ne pas risquer de contaminer leurs congénères. Notez enfin qu’un psittacidé qui réchappe à cette maladie souvent mortelle doit ensuite recevoir chaque année, à vie, un rappel du vaccin grâce auquel il a eu la vie sauve.

Les espèces les plus fréquemment touchées sont les Aras, Cacatoès, Conures, perruches souris (Myiopsitta monachus monachus) et Amazones. Les Conures de Nanday (Nandayus nenday) et les Conures de Patagonie (Cyanoliseus patagonus) semble mieux y résister. L’absence fréquente de symptômes observables rend ce virus très difficile à identifier et donc à traiter. Souvent l’oiseau est retrouvé mort dans sa cage sans que l’on ne comprenne pourquoi. En cas de doute, un test peut sauver la vie de nos compagnons, car la maladie de Pacheco est souvent mortelle. Les Conures de Nanday et de Patagonie ont, outre leur résistance, hélas, la faculté d’être des porteuses saines, pouvant transmettre le mal sans en souffrir pour autant. Il faut donc toujours les maintenir à l’écart des autres espèces pour limiter le risque de transmission. Ces maigres précautions sont hélas les seules chances de survie de nos oiseaux, car à l’heure actuelle, rares sont ceux diagnostiqués à temps.

Santé : la maladie de Pacheco chez le perroquet (causes, symptômes, prévention, traitement)

Sources :

http://www.vcahospitals.com/

http://www.sheknows.com/

http://www.merckmanuals.com/

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