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    Santé : l’influence des carences alimentaires sur le comportement de nos perroquets ?

    Santé : l'influence des carences alimentaires sur le comportement de nos perroquets ?Le déséquilibre du régime alimentaire de nos perroquets est fréquemment la cause de divers maux. Qu’il y ait un excès ou un surplus de nutriments, cela influe directement sur leur santé, certes, mais aussi sur leur comportement. Nous allons aborder dans cet article les effets notables.

    Chez les psittacidés, les carences sont un problème préoccupant. Nombre de détenteurs négligent, souvent par manque d’informations, il faut bien le dire, les apports variés en nutriments. Cela passe souvent par un régime reposant exclusivement sur des graines, parfois même sans mélange particulier. Le tournesol et les cacahuètes arrivent alors en tête du palmarès. Cependant, même le plus riche des assortiments du genre, qu’il provienne du commerce ou d’une coopérative, n’apporte que 0,1 % de calcium à l’animal.

    L’absence de bloc minéral, bloc d’argile, os de seiche ou complément minéral peut donc s’avérer délicate pour l’organisme. Ce phénomène est plus marqué encore chez les oiseaux non sevrés et les femelles gestantes, chez qui les besoins en minéraux sont plus importants que la moyenne. A titre d’exemple, sachez qu’ils passent du simple au double chez les Calopsittes (Nymphicus hollandicus). Chez les juvéniles, le manque de calcium se traduit par une agitation plus intense que de coutume, et parfois du picage. La déficience en sodium joue quant à elle sur l’augmentation de fréquence de picage.

    Santé : l'influence des carences alimentaires sur le comportement de nos perroquets ?A tous les âges, cela peut aussi apparaître au travers d’un appétit hors normes pour les substances minérales. Nos perroquets sachant instinctivement ce dont ils ont besoin dans ce domaine, ils vont chercher à rétablir l’équilibre par tous les moyens mis à leur disposition. Cela peut inclure les murs si l’occasion se présente.

    D’autre part, un régime alimentaire trop pauvre en substances minérales durant la période qui précède l’incubation peut induire de graves troubles psycho-moteurs chez les oisillons. En effet, cela touche directement le « cerebellum », qui est une une zone du cerveau plus sensible à cette privation que les autres. Chez les jeunes mammifères, cela réduit alors l’activité locomotrice. Chez les Calopsittes, le manque de vitamines A joue sur la fréquence, le volume sonore et la durée du chant. Ces facteurs diminuent très visiblement, ce qui peut être une source d’alerte significative pour le détenteur.

    Tous ces éléments nous démontrent à quel point la santé de nos psittacidés est un sujet sensible. Nous en sommes les protecteurs, car c’est de nous que dépendent l’apport alimentaire, les vitamines et les minéraux dont ils disposent. Même si les carences sont mieux supportées par nos oiseaux que les surdoses, leurs conséquences peuvent être irréversibles, notamment lorsque des troubles psycho-moteurs en sont la conséquence. Soyons attentifs à leurs besoins, informons-nous et posons les bonnes questions si nous observons un changement de comportement majeur. La suite en dépend. Nous mettons régulièrement à jour sur AnimOgen des fiches expliquant les besoins quotidiens de chaque espèce traitée. N’hésitez pas à les consulter et nous demander conseil pour éviter les bévues.

    Santé : l'influence des carences alimentaires sur le comportement de nos perroquets ?

    Source : angelk

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