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    Le caméléon de Fischer, ou Bradypodion fischeri (anciennement Kinyongia fischeri)

    Le Caméléon de Fischer, ou  Bradypodion fischeri (anciennement Kinyongia fischeri)Le caméléon de Fischer, ou Bradypodion fischeri (anciennement Kinyongia fischeri) est un reptile de taille moyenne originaire de Tanzanie et du Kenya, où il vit dans les zones de haute montagne ou les forêts tropicales.

    Différents spécimens ont été découverts au fil du temps (notamment matschiei, vosseleri, multituberculata) et des confusions sont apparues. Mais le véritable fischeri est le plus rare de cette petite famille et a fini par être reconnu en tant qu’espèce distincte. Ainsi, les caméléons commercialisés actuellement sous le nom de Kinyongia fischeri ou Bradypodion fischeri sont bien souvent des Kyniongia matschiei ou vosseleri, dont les conditions de maintenance sont proches de celles de l’espèce nominale.

    De taille moyenne, il peut vivre entre 3 et 5 ans. Sa peau est verte et présente des tâches plus claires sur les flancs. Des écailles coniques sont réparties sur son dos de façon irrégulière. Le mâle peut mesurer jusqu’à 45 cm. Il possède de longues cornes pouvant dépasser de 2 cm de sa bouche. Il affiche une coloration vive et peut avoir des nuances telles que le jaune, le vert, le marron, le gris et le noir. La femelle, plus terne, a une échelle rostrale plus courte et ne mesure que 25 cm.

    Le Caméléon de Fischer, ou  Bradypodion fischeri (anciennement Kinyongia fischeri)Ce saurien nécessite un terrarium de 60 X 60 X 120 cm au minimum, avec un taux d’hygrométrie de 75 à 85 % pour une température de 25 à 28 °C le jour et 20 à 22 °C la nuit. Un éclairage UVB à large spectre est indispensable, de même qu’une bonne ventilation. Des pulvérisations d’eau à raison 2 à 3 fois par jour participent à entretenir l’humidité ambiante et offrent à l’animal l’eau nécessaire à son hydratation, car il ne boit pas d’eau stagnante.

    Le caméléon de Fischer bénéficie de menus variés à l’état sauvage et faire de même en captivité réclame quelques efforts. Il consomme grillons, vers de farine, cafards géants et souris rosées. Chaque proie proposée doit être saupoudrée de calcium contenant de la vitamine D3, avec l’ajout d’un supplément en vitamines une à deux fois par semaine.

    Le Caméléon de Fischer, ou  Bradypodion fischeri (anciennement Kinyongia fischeri)Il se plaît à vivre seul, à moins que l’espace ne soit suffisant pour accueillir un couple, avec de nombreuses cachettes formées par des branches et des feuillages denses ainsi que des morceaux d’écorce au sol. Les différents niveaux auxquels il peut grimper lui assurent autant de variations possibles de la température à laquelle il s’expose entre le point chaud et le point froid.

    Il est timide mais territorial, ce qui exclue de regrouper deux mâles dans une même enceinte. Les manipulations ont pour effet de le stresser, aussi faut-il les limiter au strict minimum. C’est une espèce plutôt active.

    Sa reproduction n’obéit à aucune règle saisonnière mais se révèle parfois délicate. La gestation en captivité est relativement courte et la ponte compte entre 10 et 15 œufs en moyenne. Les femelles issues de l’importation sont souvent en âge de se reproduire, aussi n’est-il pas rare de les voir pondre alors qu’elles sont maintenues seules. Il peut ainsi se produire jusqu’à quatre ou cinq pontes sans nouvelle fécondation, mais chacune aura un taux de survie plus faible que la précédente.

    Le Caméléon de Fischer, ou  Bradypodion fischeri (anciennement Kinyongia fischeri)La gestation dure entre 4 et 6 semaines. La femelle enterre les œufs profondément dans le substrat, ce qui complique parfois leur quête. L’incubation dure 7 à 9 mois à 24 °C le jour et 20 °C la nuit. Il faut éviter les pics de température, qui ont pour conséquence des malformations ou un affaiblissement des petits. La croissance est rapide et les juvéniles sont sexuellement matures à 6 mois. Suivant la variété de caméléon de Fischer maintenue, la température de l’incubation dépend de l’altitude dans le milieu d’origine.

    Cet animal nécessite l’attention d’une personne expérimentée. Les soins à lui prodiguer sont de difficulté moyenne. Lui assurer un taux d’hygrométrie suffisant peut être problématique. Certains détenteurs optent donc pour un système de brumisation automatique afin d’y pourvoir. Le caméléon de Fischer est classé en Appendice II de la CITES, qui en 2014 l’a classé comme faisant l’objet d’une préoccupation urgente dans son habitat naturel. Sa détention nécessite un certificat de capacité.

    Le Caméléon de Fischer, ou  Bradypodion fischeri (anciennement Kinyongia fischeri)

    Sources :

    « Chameleons: Everything about Selection, Care, Nutrition, Diseases, Breeding » , par Richard D. Bartlett

    http://www.lllreptile.com/

    http://www.chameleonnews.com/

    http://jabberwockreptiles.com/

    http://www.chameleonnews.com/

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