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    Le Strigops kakapo, ou strigops habroptilus, perroquet hibou de Nouvelle Zélande

    Le Strigops kakapo, ou strigops habroptilus, perroquet hibou de Nouvelle ZélandeLe Strigops kakapo, est une espèce de perroquet nocturne endémique de Nouvelle-Zélande. On le nomme couramment « Kakapo », mais aussi « perroquet-hibou« , « whakapapa » ou « kaka de nuit ».

    Son nom signifie «perroquet de nuit» en māori. Il est le seul psittacidé au monde incapable de voler et le plus lourd connu (2 kilos environ pour la femelle et 4 kilos pour le mâle). Avec une espérance de vie de 100 ans, il détient aussi le record de longévité des psittacidés.

    On le trouve près de la mer et jusqu’à 2000 mètres d’altitude. C’est un oiseau de grande taille (60 cm). Il est incapable de voler, car ses ailes sont proportionnellement trop courtes pour sa taille et ne possèdent pas l’os prononcé servant de quille (le bréchet du sternum) sur lequel viennent se rattacher les muscles du vol chez les autres oiseaux. Il utilise pourtant ses ailes pour l’équilibre, pour se soutenir, pour planer et ralentir sa chute comme le ferait un parachute lorsqu’il saute des arbres. La femelle est plus petite que le mâle et légèrement moins colorée.

    Le Strigops kakapo, ou strigops habroptilus, perroquet hibou de Nouvelle ZélandeSes yeux sont bruns et son bec couleur corne. Ses plumes sont vert bronze et teintées de noir, avec quelques notes de jaune, ce qui lui permet aisément de se camoufler dans la végétation qui l’entoure (cf photo ci-contre à droite). Comme elles ne nécessitent pas la solidité et la rigidité requises pour voler, elles sont exceptionnellement douces, ce qui justifie le nom scientifique « habroptilus ». Son cri très singulier porte jusqu’à 5 km et fait davantage penser à celui d’un crapaud qu’à celui d’un oiseau. Il le fait entendre toutes les nuits durant les trois mois de la saison des amours qui vont de l’été jusqu’à l’automne.

    Il se nourrit essentiellement de baies, fruits, graines, feuillages, écorces, racines et bulbes, mais ne se reproduit que lorsque ces ressources sont abondantes, ce qui explique en partie son déclin. Mieux encore, les perroquets hiboux vivant dans la zone sud de la Nouvelle Zélande ne se reproduisent que lorsque leur mets favori, le fruit du rimu, un conifère pouvant atteindre 45 m de haut (cf photo ci-dessous à droite) est disponible, c’est à dire tous les deux à quatre ans. Ce dernier constitue alors presque exclusivement leur régime alimentaire au cours de la saison de la reproduction.

    Le Strigops kakapo, ou strigops habroptilus, perroquet hibou de Nouvelle ZélandeLe Strigops kakapo, ou strigops habroptilus, perroquet hibou de Nouvelle Zélande

    Les partenaires ne se rencontrent que pour s’accoupler, préférant rester solitaires le reste du temps. Le mâle attire la femelle par des chants poussés dans des zones creuses sur le sol. Il ne participe ni à l’incubation, ni à l’élevage des jeunes. Le nid est forme par des cavités naturelles situées sur ou sous le sol. Une végétation dense en masque parfois la vue. La femelle pond entre un et quatre oeufs, qu’elle couve ensuite pendant une trentaine de jours. Elle nourrit les petits durant trois mois, mais ces derniers peuvent rester auprès d’elle quelques semaines d plus, une fois sevrés.

    Le Strigops kakapo, ou strigops habroptilus, perroquet hibou de Nouvelle ZélandeIl compense le fait de vivre au sol par de bonnes pattes, dont la musculature lui permet de trotter avec la foulée d’un jogger, et lorsqu’il perçoit une menace, il peut aussi se figer, pour se fondre instantanément dans le paysage. C’est aussi un excellent grimpeur, qui peut monter très haut dans les arbres. Le fait de vivre la nuit lui a permis de développer un meilleur odorat que ses congénères volants. Son plumage dégage une douce odeur de moisissure permettant aux Kakapos de se retrouver plus facilement dans l’obscurité, mais facile aussi la tâche, hélas, aux prédateurs (notamment les chats et les rats).

    Il était autrefois commun, présent par centaines de milliers dans tout l’archipel, mais son aire de répartition est aujourd’hui réduite à de rares îles septentrionales, devenues des réserves : Codfish, Maud et Little Barrier. En 1995, seule une cinquantaine de spécimens subsistait. Aussi est-il considéré à l’heure actuelle comme le perroquet le plus rare au monde. Il est classé en annexe I de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, dite de Washington) et fait l’objet d’un plan de sauvegarde de la part du Département de conservation néo-zélandais.

    Le Strigops kakapo, ou strigops habroptilus, perroquet hibou de Nouvelle Zélande

    Sources :

    http://www.wired.com/

    http://scienceblogs.com/

    http://www.zoopicture.ru/

    http://nzbirdsonline.org.nz/

    http://calphotos.berkeley.edu/

    http://www.ryanphotographic.com/

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