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L’invasion du Python birman (Python bivittatus) dans les Everglades

L'invasion du Python birman (Python bivittatus) dans les EvergladesLe python birman, ou Python molurus bivittatus, est un reptile très populaire en captivité. Aux Etats-Unis comme ailleurs, des milliers de sujets sont détenus par les passionnés d’herpétologie. Mais lorsque cet animal grandit, il peut dépasser les 4 m de long et engloutir des proies aussi grosses que lui. La force qu’il peut déployer en une fraction de seconde pour les étouffer est alors phénoménale.

En captivité, il faut un permis pour le détenir légalement. En France, un certificat de capacité est nécessaire, ce qui limite les débordements. Mais aux Etats-Unis, les propriétaires désireux de se séparer de ce compagnon devenu trop encombrant ne se préoccupent pas de ce détail. Ils choisissent bien souvent une méthode aussi radicale que farfelue, le libérer dans la nature.

En 1992, l’ouragan Andrew est venu aggraver ce phénomène, qui a commencé à prendre des proportions incroyables dans les Everglades, en Floride. Cette zone marécageuse offre à ces super-prédateurs tout l’arsenal nécessaire à leur survie, au détriment des espèces indigènes. A titre d’exemple, notez simplement qu’un adulte de 4 m peut avaler sans difficulté une biche. De ce point de vue, il n’a rien à envier à l’anaconda.

L'invasion du Python birman (Python bivittatus) dans les EvergladesDepuis que la prolifération de pythons birmans a commencé, les scientifiques répertorient de moins en moins de lapins, oiseaux, belettes et ratons laveurs notamment. Pour en venir à bout, l’Etat a été jusqu’à mettre en place des battues accompagnées de primes pour chaque sujet rapporté, mort ou vif. En dépit des moyens humains et financiers mis en oeuvre à l’heure actuelle, le fléau ne cesse de se répandre.

Face à cela, que peut-on faire de plus ? L’abattage est semble-t-il la meilleure méthode pour contenir à court terme la population de reptiles déjà en circulation dans la nature. Mais le fait que les particuliers soient soumis à un permis pour les détenir chez eux ne semble pas suffisant pour les responsabiliser, puisque les abandons continuent. Pourquoi alors n’impose-t-on pas la restitution du serpent ou de son cadavre, plutôt que la revente directe, difficilement contrôlable, pour justifier de ne plus l’avoir chez soi ? Certes, cela imposerait un renforcement des contrôles, sans aussi doute difficile que coûteux à mettre en place, mais le résultat n’en vaudrait-il pas la chandelle ?

Dans le délai, le parc national Everglades lutte tant bien que mal pour préserver un écosystème devenu fragile, tandis que les scientifiques tentent de trouver un moyen de venir à bout de cette invasion en étudiant les spécimens capturés.

L'invasion du Python birman (Python bivittatus) dans les Everglades

Sources :

http://www.leprogres.fr/

http://www.dailymail.co.uk/

http://blogs.discovermagazine.com/

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