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Les cris chez le perroquet : les comprendre et y remédier

cris-crier-empêcher-comportement-causes-origine-solutions-expression-perroquets-pittacidés-captivité-oiseaux-animal-animaux-compagnie-animogen-0Les cris sont un calvaire qu’endurent bon nombre de propriétaires de perroquets. Dans la nature, ils sont destinés à établir le contact avec les congénères, montrer de l’enthousiasme pendant les jeux, prévenir en cas de danger, mais aussi à communiquer.

En captivité, nos petites oreilles peuvent être incommodées par ce « langage » quelque peu bruyant. Globalement, ils peuvent être séparés en deux catégories: ils sont guidés par l’instinct, ou lié à l’apprentissage de la vie avec un humain. Il n’est pas anormal d’en entendre le matin et en fin de journée, car à l’état sauvage, cela correspond respectivement au réveil et au rassemblement des oiseaux avant la nuit. Certains, comme les cacatoès, peuvent se montrer si ponctuels qu’il serait presque possible de regarder sa montre pour prédire l’heure des prochains hurlements. Pour éviter les cris, il faut tout d’abord en identifier les causes.

I) Un comportement inné

Première cause: pour établir le contact

Dans leur forêt d’origine, les psittacidés vivent souvent en groupe, une présence qui rassure, car un animal solitaire serait exposé à la voracité des prédateurs. Aussi, un oiseau isolé, même en captivité, aura tendance à se sentir vulnérable et mal à l’aise, ce qui peut expliquer de nombreuses réactions. La plupart des cris sont dits « d’appel », et sont destinés à localiser les membres de la famille, qui se compose de deux à cinq sujets selon l’espèce. Lorsqu’ils ne voient plus leurs congénères, ils émettent un cri assez fort identifiable par leurs semblables et le reste du groupe.
Ils font de même pour leur indiquer qu’il est temps de se déplacer vers un autre site.

Deuxième cause : pour éloigner les intrus

Les comportements territoriaux sont assez communs chez les becs crochus sauvages, surtout en période de reproduction. Cela se manifeste par des attitudes particulières et des cris de forte intensité. De même que pour les cris d’appel, ils poussent des cris défensifs matin et soir, pour rappeler aux indésirables où commencent les limites de leur domaine.

Troisième cause : pour jouer

Nombre de perroquets poussent des cris lorsqu’ils jouent. Les forêts sont d’ailleurs très animées aux premières heures du jour, lorsque ces derniers, à peine réveillés, s’amusent.

cris-crier-empêcher-comportement-causes-origine-solutions-expression-perroquets-pittacidés-captivité-oiseaux-animal-animaux-compagnie-animogen-3II) Un comportement acquis

Les maîtres de ces fabuleux volatiles leur apprennent bien souvent à crier, sans même en avoir conscience. Cela renforce leur comportement instinctif, et pose un gros problème lorsque l’on a choisi d’en faire nos animaux de compagnie.

Certains apprennent à crier lorsque leur humain parle au téléphone, parce-qu’ils comprennent que dans ces cas là, ils gagnent une friandise pour se taire. Pourquoi se calmeraient-ils alors?

D’autres encore sont encouragés à recommencer par le fait que ce comportement génère le retour immédiat du maître dans la pièce. Ce cas de figure les replace dans le cadre du cri d’appel : l’oiseau se fait entendre, le congénère revient. En fait il suffit d’un instant où votre vigilance se relâche pour que votre protégé fasse le lien entre son cri et une réponse positive de votre part, c’est à dire satisfaisante pour lui. Dès lors le mauvais plis est pris.

Mais comment faire cesser ce « racket », me direz-vous ? Il convient tout d’abord d’accepter que certains cris soient inévitables, comme le cri d’appel ponctuel par exemple. Il s’agit d’une réaction instinctive que rien ne saurait empêcher. Cependant, faire cesser celui qu’il a acquis auprès de l’Homme est plus facile. La bonne nouvelle est que vous pouvez néanmoins avoir une influence sur ces deux types de manifestations sonores, si vous adopte la bonne attitude.

III) Causes et conséquences

Le meilleur moyen d’agir sur cette manifestation sonore gênante passe par la connaissance de ses causes, ou des évènements qui ont l’ont précédée, et de la conséquence, c’est à dire de ce qui se passe ensuite. Ces deux informations s’appliquent à tous les comportements, et vous pouvez fort heureusement agir sur elles. Si votre oiseau crie à chaque fois que vous quittez la pièce où il se trouve et cesse dès que vous revenez, les antécédents sont représentés par votre départ, et la conséquence est votre retour.

Surtout ne criez pas, sinon vous entrerez dans son jeu et vous lancerez dans une surenchère. Une chose est sûre, ce n’est pas vous qui gagnerez à ce jeu là. Contentez-vous de l’ignorer, cela suffit généralement à le décourager peu à peu. Mais se contenter d’attendre ce résultat peut prendre du temps. Il vaut mieux en parallèle renforcer les bonnes attitudes, féliciter l’oiseau lorsqu’il parvient à rester calme en votre absence, ne serait-ce que quelques minutes au-début. Trouvez un jeu qu’il affectionne, ou une boîte à trésors regorgeant de surprises, et entamez-en la découverte avec l’oiseau jusqu’à ce qu’il soit captivé par son activité, puis laissez-le pour des périodes plus ou moins longues, à différents moments de la journée.

Vous trouverez quelques suggestions de jeux à fabriquer vous-même avec les moyens du bord dans ce sujet. Lui servir ses fruits et légumes favoris à ce moment là constitue également une bonne alternative (cf photo ci-dessus à droite). Il s’habituera progressivement à votre absence, s’apaisera, et tout rentrera dans l’ordre. Vous pouvez également choisir de ne réagir que s’il produit un son particulier, plus agréable à vos oreilles. Vous pouvez alors lui répondre par le même moyen, ou venir à sa rencontre en le félicitant avec enthousiasme.

Si l’oiseau crie pendant son apprentissage, de même, ignorez-le et quittez la pièce, pour ne revenir que lorsqu’il s’est calmé depuis quelques minutes. S’il a été sage, vous pouvez même le récompenser en l’emmenant suivre vos activités domestiques par exemple. Au fil du temps, vous pourrez le laisser seul pour de plus longues périodes sans problème. Toutefois, cela ne signifie pas qu’il doive être seul en permanence par la suite. Gardez à l’esprit qu’il s’agit avant tout d’un animal grégaire, pour qui l’intégration à la vie du groupe est essentielle.

Les cris chez le perroquet : les comprendre et y remédier

Source : http://www.parrotchronicles.com/

2 réponses à Les cris chez le perroquet : les comprendre et y remédier

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