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    Le Cordon bleu à joues rouges, ou Uraeginthus bengalus

    Le Cordon bleu à joues rouges, ou Uraeginthus bengalusLe Cordon bleu à joues rouges, ou Uraeginthus bengalus, est un oiseau originaire d’Afrique de l’Est. Il a été identifié en 1766 par Linné. On le rencontre en Ethiopie, Somalie et Tanzanie.

    Il mesure environ 12 cm. La queue, le croupion, la poitrine et la face sont bleu ciel, tandis que le reste du corps est marron clair. Le bec est rouge brun, avec une zone plus sombre à l’extrémité et à la jonction des deux mandibules. Les pattes sont roses. Le mâle présente une coloration plus intense que la femelle. Il est également reconnaissable aux larges taches rouges de forme ovale qu’il porte sur la zone auriculaire.

    A l’état sauvage, cet Estrildidé évolue dans les plaines, les champs cultivés et les villages. Vivant en groupe dans la nature, il a besoin de la compagnie de congénères pour être heureux en captivité. Il peut vivre dans une maison, mais ne supporte ni les variations de température, ni les courants d’air. Sa cage doit être couverte ou déplacée dans une pièce calme la nuit, pour qu’il puisse trouver un sommeil réparateur.

    Le Cordon bleu à joues rouges, ou Uraeginthus bengalusLes barreaux doivent être espacés d’1,5 cm maximum, pour qu’il ne puisse pas se coincer dans l’intervalle. La cage doit être assez grande pour aménager un espace libre lui permettant non pas de voleter, mais véritablement de voler, car c’est une espèce très vive. Cette activité contribue par ailleurs à le maintenir en bonne santé. Si l’espace disponible est suffisant, il peut être placé auprès d’autres oiseaux de petit gabarit et de tempérament équivalent. Une zone plantée lui procure un abri sécurisant.

    Il se nourrit de céréales, graines, végétaux et insectes dans la nature. En captivité, il apprécie une alimentation variée composée d’un mélange de graines pour petits oiseaux exotiques et d’extrudés, en alternance, ainsi que du millet. Des fruits et des légumes frais doivent y être associés quotidiennement. Cela comprend le cresson, la pomme, le raisin, le concombre, le brocoli, le mouron des oiseaux, la banane et le melon. Vers de farine, fourmis et œufs durs lui apportent les protéines nécessaires. Il puise le calcium contenu dans les os de seiche et coquilles d’huîtres pilées mis à sa disposition.

    La reproduction ne pose aucune difficulté à cette espèce. La problématique est souvent inverse pour le détenteur, qui devra retirer le nid de la cage ou mettre en place un modèle trop petit pour que l’incubation soit possible, s’il veut éviter la surpopulation. Si l’accouplement est souhaité, il est toutefois préférable d’isoler le couple reproducteur. L’apport de protéines est alors plus important que jamais. Herbe sèche, fibres de noix de coco et plumes permettent aux partenaires d’aménager leur nid en forme de dôme.

    Le Cordon bleu à joues rouges, ou Uraeginthus bengalusLa femelle pond quatre à cinq œufs blancs, qu’elle commence à couver dès le dépôt du dernier. Les deux parents assurent l’incubation à tour de rôle durant douze jours. Ils nourrissent ensuite les oisillons au nid durant près de trois semaines au-delà. Les petits quittent parfois le nid avant que leur plumage n’ait fini de pousser, ce qui les empêche de se percher comme les adultes. Lorsque cela se produit, ils doivent être isolés dans une cage de transport chaque soir, après que les parents leur aient donné la dernière becquée de la journée. Cela permet de les maintenir au chaud. Lorsqu’ils sont enfin capables de répondre à l’appel des parents pour venir se percher le soir, il est temps de les laisser dans la même cage que ces derniers. Ils sont alors porteurs de moins de bleu, cette couleur se développant au fil du temps.

    Le comportement du Cordon bleu à bec rouge est passionnant à observer. Mâle et femelle ont un chant très agréable. Il pousse un cri d’alerte avant d’aller se cacher s’il suspecte la proximité d’un danger. Il n’est pas envisageable de tailler ses ailes pour l’empêcher de voler, leur fonction étant indissociable de son bien-être, étant donné son métabolisme élevé. De plus, il n’apprécie pas particulièrement les manipulations. C’est donc un oiseau à contempler, sans rechercher de contact physique.

    Le Cordon bleu à joues rouges, ou Uraeginthus bengalus

    Sources :

    http://www.finchniche.com/

    http://www.finchforum.com/

    http://www.thatpetplace.com/

    http://www.birdkeepinginaustralia.com/

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