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    Comportement : l’instinct grégaire chez le cheval, des signes à reconnaître

    L’instinct grégaire chez le cheval : des signes à reconnaître  L’instinct grégaire pousse les chevaux à se rassembler et vivre en groupe. Il se reflète dans leur comportement, les poussant à évoluer ensemble pour plus de sécurité.

     Animal de fuite, le cheval reste attentif à son environnement, prêt à échapper au moindre prédateur. Dès les premières heures de sa vie, le poulain déploie ses longs membres et se lève. Il pourra suivre sa mère en cas de danger.

    Pour se protéger, les chevaux s’organisent. Le troupeau offre une hiérarchie sécurisante, avec un leader comme référent et des relations spécifiques entre individus.

    L’instinct grégaire chez le cheval : des signes à reconnaître

    Le but est simple : l’union fait la force !

    Même domestiqué, le cheval n’a pas perdu son instinct grégaire. Un nouvel environnement, une situation stressante, l’introduction d’un élément perturbateur ravivent sa peur. Evoluer avec des congénères rassure.

    L’éthologie, l’étude du comportement de l’animal dans son milieu naturel, renseigne les chercheurs  sur la façon dont l’instinct grégaire s’exprime. La vie du troupeau s’articule atour des deux axes, la satisfaction des besoins fondamentaux et les rapports sociaux. Ni l’une ni l’autre de ces activités ne s’accomplissent sans garantie de sécurité. Il est ainsi curieux qu’un cheval se tienne toujours à l’écart et broute seul dans un coin du pré…

    L’organisation donne des indices sur le degré d’insertion des individus entre eux et dans leur espace. Semblent-ils stressés ou apeurés ? Comment régissent-ils à la vue d’un élément extérieur ? Chacun peut se prêter à l’exercice en observant le comportement des chevaux au pré.

    L’instinct grégaire chez le cheval : des signes à reconnaître L’instinct grégaire chez le cheval : des signes à reconnaître

    Lors des périodes de repos voire de sommeil, il y a toujours au moins un cheval qui fait le guet. Il se tient au repos, dans un sommeil léger, prêt à prévenir ses congénères d’un danger, beaucoup plus vulnérables dans un état de sommeil profond (photo ci-dessus à droite) ou couché en vache (ci-dessus à gauche).

    Bien que montant les chevaux pour le sport ou le loisir, les cavaliers soucieux du bien-être de leur monture s’attachent à respecter au mieux leur instinct grégaire. Qu’il soit hébergé au box ou au pré, le cheval ne supporte pas la solitude et doit être entouré de congénères. Seul, il peut développer des réactions de stress, d’agressivité ou des tics. Certains dépriment et se laissent dépérir.

    Le cavalier apprend également au jeune cheval à se séparer progressivement des autres et à vaincre ses peurs grâce à des exercices de désensibilisation. L’instinct grégaire est inné. Il ne doit pas être combattu mais contrôlé afin d’éviter les situations délicates : des chevaux qui vivent toujours ensemble risquent de devenir de vrais inséparables ! Pour éviter les demi-tours intempestifs et les concerts de hennissements, mieux vaut apprendre au cheval à quitter ses congénères…pour mieux les retrouver ensuite !

    L’instinct grégaire chez le cheval : des signes à reconnaître

    Source : Comportements et postures, Hélène Roche (Belin)

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