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Perroquet : bec sain ou malade, comment faire la différence ?

Perroquet : bec sain ou malade, comment faire la différence ?Lorsqu’un oiseau est en bonne santé, son bec l’est aussi. Cela lui permettra de se nourrir correctement, de gruger pour en limiter la pousse, mais aussi toucher, jouer et accompagner ses déplacements. Si cette partie de son corps le gêne de quelque façon que ce soit, il évite de s’en servir.

Plusieurs signes vous permettent de vous assurer que tout va bien :

  • Un aspect symétrique.
  • Perroquet : bec sain ou malade, comment faire la différence ?Pas d’écailles ou d’aspect inhabituel. Celui des cacatoès doit être légèrement « poudré », ce qui est le fruit du lissage de plumes saines.
  • Pas de décoloration.
  • La longueur du bec: vérifiez avec l’aide de votre vétérinaire aviaire si celle-ci convient à un oiseau de son espèce.
  • Un alignement correct des deux mandibules.

Mais le bec peut souffrir de diverses affections, que nous allons aborder ici.

Les plus fréquentes sont:

  • la pousse excessive

Il arrive que la mandibule inférieure se développe excessivement, mais c’est en général celle du dessus qui est concernée. Pour certains oiseaux, une taille régulière est nécessaire pour y remédier. Il en est d’autres qui contrôlent la pousse de leur bec grâce à une alimentation contrôlée, au lissage de leurs plumes, à l’escalade, au temps passer à gruger, et aux frottements fréquents de celui-ci sur une surface rugueuse. Un bec surdéveloppé peut engendrer divers problèmes, tels que les déséquilibres alimentaires, les problèmes de santé, les traumatismes et le polyomavirus. On règle le problème de pousse excessive en « épointant » le bec. C’est un acte qu’il vaut mieux confier à un vétérinaire, car un accident est vite arrivé. Cela ne nécessite pas d’anesthésie.

  • Perroquet : bec sain ou malade, comment faire la différence ?le bec en ciseaux

Il s’agit d’une déviation de la rhinothèque. Cela se produit en général chez les cacatoès et les aras. La cause peut s’expliquer par un souci de température pendant le séjour des œufs en couveuse, un accident génétique, ou un mode d’alimentation inapproprié. Mais il peut aussi s’agir d’une carence en calcium, d’un traumatisme, d’une infection virale, ou encore d’une mycose. On traitera le perroquet suivant son âge et le caractère alarmant de son état. Chez les oisillons, on parvient à corriger cette anomalie par de simples pressions du doigt, réalisées deux à trois fois par jour, pendant quelques minutes. Pour des sujets plus âgés ou présentant une déviation très marquée, une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire, ainsi que le port d’une prothèse en acrylique.

  • le prognathisme, ou « bec de perroquet »

C’est un phénomène qui se produit lorsque la pointe de la rhinothèque prend appui sur ou à l’intérieur de la gnathothèque. Visuellement, la mandibule inférieure passe par dessus la mandibule supérieure. Ce mal est plus répandu chez les cacatoès que chez d’autres variétés de psittacidés. La cause est encore méconnue, mais pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs: la génétique, le nourrissage à la main (EAM), et une incubation inadaptée. Cela s’observe très rarement sur des petits qui ont été EPP (élevés par les parents). Il semblerait que lors du nourrissage des petits, les parents accrochent leur rhinothèque, ce qui aiderait le bec à pousser normalement. Pour certains jeunes oiseaux, une légère pression du doigt plusieurs fois par jour peut suffire à tout faire rentrer dans l’ordre, ainsi qu’une petite traction de la mandibule supérieure faite avec une gaze pendant l’alimentation. En revanche, pour les plus âgés, la calcification du bec implique parfois la pose d’une prothèse.

Les précautions à prendre

Les problèmes liés au bec sont critiques pour la santé d’un oiseau, car c’est un outil indispensable à sa vie quotidienne, comme nous l’avons expliqué plus haut. Nous pouvons veiller à les éviter, en nous assurant notamment qu’il dispose des nutriments qui lui sont nécessaires, et en détectant les ennuis plus tôt, grâce à une observation régulière (voir notre article concernant les nutriments nécessaires).

Chaque jour, il faut être attentif à l’apparition suspecte de fissures, excroissances, ou décoloration du bec. En cas de doute, une visite chez un vétérinaire aviaire s’impose. Ce dernier pourra déterminer leur origine, et éventuellement limer la mandibule irrégulière, pour permettre à votre compagnon de l’utiliser correctement.

Il faut également lui procurer divers jouets destinés à être grugés, pour limer le bec naturellement. Les perchoirs manucurés et minéraux peuvent également y contribuer. La cage doit être adaptée à l’espèce qu’elle abrite, pour que les barreaux ne puissent pas être dessoudés.

Les traumatismes

Des traumatismes peuvent survenir lors d’altercations, de pincements de fils électriques, de chocs lors de l’atterrissage, coincements, etc. Cela peut aller jusqu’à des fractures, des perforations, et même des arrachements (avulsions). Souvent, ces dommages s’accompagnent de saignements. Il faut alors stopper rapidement l’hémorragie avec un anticoagulant. N’utilisez pas de nitrate d’argent, qui serait nocif pour les psittacidés. Des antibiotiques et des antifongiques peuvent être indiqués. Les nombreuses terminaisons nerveuses reliées au bec peuvent rendre douloureuse l’alimentation de l’animal. Un vétérinaire doit impérativement le voir en pareil cas. Au besoin, il lui appliquera une prothèse en acrylique, jusqu’à ce que le cartilage du bec se reforme.

Il existe aussi de nombreuses maladies touchant le bec, que nous aurons l’occasion d’évoquer dans un prochain article.

Perroquet : bec sain ou malade, comment faire la différence ?

Sources :

http://www.birdchannel.com/

http://www.peteducation.com/

http://www.prettybird.com/

2 réponses à Perroquet : bec sain ou malade, comment faire la différence ?

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