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    Le Labre nettoyeur, ou Labroides dimidiatus, un poisson victime de sa nature

    Le Labre nettoyeur, ou Labroides dimidiatus, un poisson victime de sa natureLe Labre nettoyeur, ou Labroides dimidiatus, est originaire des eaux salées des récifs coralliens allant de la région indo-Pacifique jusqu’à la Mer Rouge.

    Il mesure environ 10 cm de long. Son corps est longiligne, comprimé sur les côtés, avec un nez pointu. Sa nageoire caudale compte entre 9 et 11 rayons et sa nageoire anale 9 à 10 ainsi que 2 ou 3 épines. Sa petite bouche est pourvue de lèvres épaisses. Il possède également des dents, dont deux recourbées vers l’avant sur chaque mâchoire. Son corps est bleu électrique, avec une ligne noire qui naît finement sur le nez et court le long de ses flancs en s’élargissant jusqu’au bout de la queue. Sur cette dernière, seuls les rayons supérieurs et inférieurs diffèrent, présentant une teinte bleutée. Dans des conditions appropriées, il peut vivre environ 4 ans. Ses couleurs peuvent également changer suivant son état (notamment en raison du stress), ce qui constitue un indicateur précieux.

    Le Labre nettoyeur, ou Labroides dimidiatus, un poisson victime de sa natureA l’état sauvage, il s’affaire autour et dans la bouche des murènes et des mérous pour les débarrasser des parasites. Ainsi chacun tire parti de l’action de l’autre, le labre trouvant nourriture et protection, tandis que murènes et mérous sont débarrassés de parasites pouvant nuire à leur santé. Il s’agit de mutualisme.

    Il nécessite un pH de 8,1 à 8,4 et une température de 23 à 27 °C. S’il peut sans peine survivre dans une cuve de très grand volume, il ne convient pas du tout à un aquarium. Il est donc souvent présent dans les aquariums publics, où il survit en assurant le nettoyage de très gros poissons vivant dans plus de 380000 litres. En effet, son régime alimentaire est singulier et difficile à respecter dans un faible volume, puisqu’il se compose de parasites, autrement dit d’organismes très petits et présents en trop faible quantité dans ces derniers pour leur permettre de survivre.

    Dans la nature, les récifs regorgent de poissons, qui sont autant de buffets itinérants pour le Labre nettoyeur. En aquarium, il se trouve confiné dans un milieu artificiel dans lequel les ces derniers vivent en petit nombre et sont pour la plupart totalement dépourvus de parasites, l’aquariophile ayant à cœur de leur fournir un cadre de vie sain. De ce fait, sa croissance est lente et il finit par mourir de faim.

    Il s’accouple en général au crépuscule. Le mâle délimite un territoire qu’il défend contre ses rivaux et se livre à une parade nuptiale destinée à y attirer plusieurs femelles. La fécondation est externe, ce qui signifie que la femelle pond des œufs dans l’eau avant que le mâle ne vienne les féconder. Si le mâle protégeant ce territoire disparaît pour une raison ou une autre, la femelle dominante va prendre sa place et se muer en mâle dans les 24 heures qui suivent, assumant alors le territoire et les responsabilités qui en découlent, notamment assurant sa descendance avec les autres femelles. Les œufs produisent quant à eux des larves planctoniques.

    Le Labre nettoyeur, ou Labroides dimidiatus, un poisson victime de sa natureIl nécessite la mise en place de crevasses, coraux, anémones et de pierres vivantes qui lui assurent abri et nourriture (dans une certaine mesure). Il est vif et peut sauter hors du bac, ce qui implique de couvrir l’aquarium. C’est une espèce pacifique, mais son zèle quant au nettoyage de la peau des autres occupants du bac peut être une source de stress. Un mâle est généralement maintenu avec quelques femelles. Fait étonnant, il est capable de dormir, se couvrant de sable à la nuit tombée et sécrétant un mucus qui l’enveloppe et le protège jusqu’au lever du jour.

    Si dans la nature, les murènes font partie de son environnement, il vaut mieux éviter de l’y associer en captivité, car il devient alors une proie facile, autre vie autres mœurs. Il accepte de consommer des œufs de poisson congelés, du cœur de bœuf haché, qui ne l’empêchent cependant pas de dépérir au fil du temps. Il est souvent choisi pour éliminer les parasites présents dans le bac, ce qui n’est pas très respectueux de son espèce qui mérite tout autant de survivre que les autres. Il est donc totalement déconseillé de l’accueillir dans un bac récifal, d’autant plus que d’autres méthodes plus humaines existent, pour éliminer les hôtes indésirables sans faire de sacrifice.

    Le Labre nettoyeur, ou Labroides dimidiatus, un poisson victime de sa nature

    Sources :

    http://animaldiversity.ummz.umich.edu/

    http://www.fishchannel.com/

    http://www.101-saltwater-aquarium.com/

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